vous êtes ici : accueil > Actualité > A la DGFiP
Surnommé "Casquette", l’adolescent est le deuxième mis en examen pour le vol de données du fisc, après un homme de 18 ans qui utilise le pseudonyme "ChatNoir". Les deux étaient déjà mis en examen pour d’autres fuites de données.
L’enquête progresse. Un deuxième suspect de la cyberattaque contre la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a été interpellé mardi 27 octobre par l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) et mis en examen mercredi 28 octobre, comme l’a révélé Le Monde, ce que le parquet de Paris confirme à franceinfo. Le suspect est un adolescent âgé de 16 ans (15 au moment des faits), utilisateur du pseudonyme "Casquette", déjà mis en examen dans un autre dossier de vol de données.
"Casquette" a été placé sous contrôle judiciaire, précise le parquet de Paris. L’adolescent avait déjà été placé en garde à vue début septembre, au moment où un premier suspect, un homme de 18 ans portant le pseudonyme "ChatNoir", était mis en examen. "Mon client est présumé innocent et, conformément à la demande de la défense, a été placé sous contrôle judiciaire à l’issue d’une mise en examen particulièrement fragile qui sera contestée dans les prochains jours", a réagi auprès du Monde l’avocat de "Casquette".
Les deux suspects sont déjà mis en examen pour leur appartenance supposée au collectif de pirates "Epsilon", accusé d’avoir mené des attaques contre plusieurs entreprises françaises et d’avoir piraté les comptes X de BFMTV et RMC en 2024. "ChatNoir" est également mis en examen dans l’enquête sur la fuite de données massive chez Free en 2024.
Il risque dix ans de prison
Dans l’affaire de la DGFiP, "Casquette" est "notamment" mis en examen des chefs d’"extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État en bande organisée", et "accès et maintien frauduleux dans ce même système", selon le parquet de Paris. Des chefs passibles de dix ans de prison, selon l’article 323-4-1 du code pénal.
La cyberattaque contre la DGFiP, revendiquée par le collectif "ZeroBytes", a conduit à la fuite de données personnelles concernant plus de 678 000 particuliers et professionnels. Dans son rapport d’incident, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information a souligné le fait que cette attaque informatique n’était pas sophistiquée, mais avait profité de nombreux points aveugles dans la détection de comportements informatiques inhabituels.
Article France Info du 29 octobre 2026
Article publié le 30 octobre 2026.