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Explosion des créations d’emplois à l’État en 2020

2 801 emplois ont été créés en 2020 dans les ministères. C’est 2 602 de plus que prévu, le budget initial prévoyant 199 créations d’emplois seulement. "L’exercice 2020 vient ainsi quasiment annuler les effets des réductions de postes effectués en 2019 où 3 601 emplois avaient été supprimés", explique la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution du Budget.

L’exécutif ne se faisait puis d’illusions depuis longtemps, depuis la crise des “Gilets Jaunes” et le début de la crise sanitaire. La Cour des comptes confirme une nouvelle fois aujourd’hui son diagnostic : l’objectif initial d’Emmanuel Macron de suppression de 50 000 postes dans la fonction publique d’État ne sera pas atteint. Et de loin.

“A rebours des deux années précédentes”, les effectifs “repartent à la hausse” en 2020 dans les ministères, indique la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution du Budget, publié mardi 13 avril. En exécution, 2 801 emplois ont ainsi été créés l’année dernière, soit 2 602 “de plus” que dans le schéma prévu dans la loi de finances initiale qui prévoyait la création de 199 emplois seulement.

Bilan de la Rue Cambon : “L’exercice 2020 vient ainsi quasiment annuler les effets des réductions de postes effectuées où 3 601 emplois avaient été supprimés.” Une stabilité avait été observée en 2018. Pour 2021, le solde global des effectifs sera en baisse de quelques 150 postes.

Créations à l’Éducation

Décidées en cours d’année, les créations de postes supplémentaires se concentrent “essentiellement” sur le ministère de l’Education nationale et sur le ministère de la Justice. Après une baisse de 3 816 équivalents temps plein (ETP) en 2019, les effectifs de la Rue de Grenelle sont en effet repartis à la hausse l’année dernière avec +3 048 ETP. Alors même qu’“aucune création d’emploi n’était prévue” en loi de finances initiale.

“L’écart s’explique en grande partie par des recrutements supplémentaires dans le premier degré”, explique la Cour, en citant les exemples des recrutements en cours d’année pour éviter la fermeture de classes en milieu rural ou des recrutements temporaires de contractuels pour remplacer les enseignants considérés comme “vulnérables” durant l’épidémie.

Suppressions supérieures aux Finances publiques

Les magistrats relèvent à l’inverse que le ministère des Outre-Mer a “procédé à des suppressions d’emplois non prévues” et surtout que Bercy a supprimé “plus de postes qu’attendu” en particulier aux finances publiques.
Les suppressions d’emplois s’y sont ainsi élevées à 2 050 ETP, soit 397 de plus que prévus dans la loi de finances initiale. La conséquence, selon la Cour, de “difficultés de recrutements persistantes ayant été aggravées par la crise sanitaire, du fait notamment du report de plusieurs concours”.

Article Acteurs Publics du 14 avril 2021

Article publié le 14 avril 2021.


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