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Face à la hausse du prix du carburant, les syndicats de fonctionnaires réclament des mesures d’urgence

La flambée des prix du carburant, consécutive au conflit en Iran, s’invite dans le débat social autour de la fonction publique. Alors que les oppositions réclament des mesures d’urgence au gouvernement, les syndicats de fonctionnaires montent aussi au créneau pour défendre le pouvoir d’achat des agents. Télétravail élargi, revalorisation des indemnités kilométriques, blocage des prix : les revendications s’accumulent, au moment même où l’Inspection générale des finances planche sur les coûts de déplacement des agents publics.

Les attaques étaient attendues et autant dire qu’elles ont été au rendez-vous. Au moment de la reprise des travaux parlementaires, les oppositions n’ont pas épargné le Premier ministre, Sébastien Lecornu, autour de la hausse du prix de l’essence depuis le début de la guerre en Iran. Si le Rassemblement national (RN) invite à une baisse des taxes, La France Insoumise (LFI) demande un blocage des prix. Les deux camps ont reçu une fin de non-recevoir de la part du gouvernement.

Cette situation a des conséquences sur l’ensemble des Français et les agents publics ne sont pas épargnés. Ils demandent, par le biais des organisations syndicales, un certain nombre de mesures urgentes. “Le conflit au Proche-Orient entre dans sa troisième semaine de combats et d’attaques sur les capacités énergétiques des pays concernés, fait ainsi valoir l’Unsa finances. Les conséquences sur les prix des carburants sont importantes et grèvent le pouvoir d’achat des fonctionnaires, déjà fortement amputé par l’inflation et le gel du point d’indice depuis trois ans.”

La centrale souligne également que cette situation impacte les agents et les cadres dans leurs déplacements domicile-travail et notamment pour celles et ceux dont le domicile est éloigné. Elle demande notamment au ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, d’engager un blocage des prix des carburants ou de réduire la fiscalité sur les carburants comme certains pays l’ont déjà mise en œuvre en Europe. Autre doléance, revoir à la hausse le tarif kilométrique des remboursements pour les déplacements professionnels, ou encore permettre une utilisation plus importante du télétravail. Un aspect sur lequel l’Unsa finances semble avoir déjà eu gain de cause. Lors d’une rencontre avec le ministre, lundi 23 mars, celui-ci s’est montré intéressé par cette proposition. Pour les agents dont les fonctions ne permettent pas de télétravailler, il a été demandé de mettre en place une indemnité exceptionnelle compensatrice pour quelques mois. Parmi les autres demandes, figure encore l’augmentation du forfait mobilité durable, mais aussi une augmentation de la prise en charge par l’État employeur des abonnements de transports domicile-travail sans appliquer de plafond.

Revaloriser le montant des indemnités kilométriques

De son côté, Force ouvrière (FO) fonction publique estime que “l’heure n’est pas à mener une conférence ou des projections pour la fonction publique 2035-2050, mais à ouvrir des négociations salariales sans délai”. L’organisation demande également une revalorisation des montants des indemnités kilométriques pour compenser a minima les augmentations constatées depuis quelques semaines dans les stations-service. “De nombreux agents utilisent leur véhicule personnel pour assurer leurs missions, détaille FO fonction publique. L’explosion du coût du carburant se cumule avec des taxes toujours très lourdes.” Aussi, la CGT État a lancé cette semaine une pétition au nom évocateur : “Hausse du carburant, nous refusons de payer pour travailler !”. L’organisation plaide ainsi également en faveur d’une “augmentation immédiate des indemnités kilométriques”.

Autant d’éléments qui ne manqueront pas d’alimenter la mission confiée le 16 février dernier à l’Inspection générale des finances (IGF) sur les coûts de déplacement des agents publics et dont les contours n’ont, à ce jour, pas été précisés.

Article Acteurs Public du 26 mars 2026

Courrier CGT Finances Publiques à la directrice Générale
Voir ci-contre

Article publié le 27 mars 2026.


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