vous êtes ici : accueil > Actualité > La Fonction Publique

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

Fonction publique : nouveau couac pour le groupe de travail sur le temps partiel thérapeutique

Principalement en raison de problèmes techniques, le groupe de travail sur les modalités du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique a de nouveau été suspendu, le mardi 17 février. Un nouveau report qui fait suite à celui du début du mois, au cours duquel l’ensemble des syndicats, mécontents, avaient quitté la table des discussions.

Bis repetita. Le mardi 17 février, le groupe de travail organisé par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) avec les syndicats au sujet des futures modalités du temps partiel thérapeutique (TPT) a de nouveau été suspendu, comme le premier, il y a deux semaines. Le 5 février dernier, l’ensemble des représentants syndicaux avaient déjà claqué la porte, forçant l’administration à reporter les échanges.

Le principal facteur de cette nouvelle interruption est, cette fois, d’un autre ordre : plusieurs employeurs, présents en visioconférence, n’ont pas été en mesure de répondre aux interrogations des participants, du fait de problèmes persistants de connexion. “Des problèmes techniques ont perturbé les discussions, et nous avons proposé de suspendre la réunion pour préserver des échanges dans de bonnes conditions”, précise la DGAFP à Acteurs publics.

Reste que l’imbroglio technique masque un important désaccord sur le fond, qui ne s’est pas évaporé en quelques jours. Deux semaines plus tôt, les organisations syndicales avaient reproché à la DGAFP deux manquements dans sa présentation : l’absence, à la fois, de chiffres précis sur l’augmentation du recours au TPT dans les trois versants de la fonction publique, et celle des employeurs, dont la présence aurait pu permettre d’éclairer quelques interrogations, notamment sur la nécessité de retoucher à un dispositif qui avait déjà été réformé en 2021.

L’administration a en effet mis plusieurs nouveautés sur la table pour revoir le fonctionnement du TPT, dont deux qui ont particulièrement déplu aux syndicats : la fin de la périodicité imposée de 1 à 3 mois et le renforcement des contrôles médicaux et de suivi RH des agents concernés.

Absence des employeurs de la territoriale et de l’hospitalière

Si la DGAFP a apporté des chiffres ministère par ministère entre les deux réunions, justifiant du “doublement” du recours évoqué initialement, l’impossibilité pour les syndicats de recueillir l’avis des employeurs a déclenché l’interruption prématurée des discussions. “Les chiffres donnés n’apportent rien car ils ne sont pas assez détaillés, ni genrés, et ne suffisent pas à justifier davantage de coercition dans un dispositif censé faciliter le retour progressif à l’emploi”, indique à Acteurs publics un syndicaliste à la sortie du groupe de travail.

En outre, certains employeurs n’ont pas pris part à la réunion, ce qui a pu renforcer, côté syndicats, la propension à ne pas poursuivre plus longtemps les échanges. Au delà, donc, des soucis de connexion.
Pour l’instant, la DGAFP n’a pas encore fixé de date pour le prochain rendez‑vous sur le TPT. Elle est d’ores et déjà prévenue, en tout cas, que ses interlocuteurs syndicaux attendent davantage de données, voire même l’abandon de certaines pistes envisagées. “C’est simple, il faut que l’État revoie sa copie, car ces mesures vont à l’encontre d’une amélioration de la santé des agents”, prévient Bruno Leveder, secrétaire national de la FSU en charge de la fonction publique. Au risque que la troisième réunion se termine comme les deux précédentes ?

Article Acteurs Publics du 17 février 2026

Article publié le 20 février 2026.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.