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Gabriel Attal propose 100 000 fonctionnaires en moins et l’impunité zéro pour les ministres dépensiers

Dans un entretien accordé au Parisien, Gabriel Attal a dévoilé les grandes lignes de son programme pour la fonction publique et les finances publiques. Le candidat Renaissance à la présidentielle mise sur 100 000 départs volontaires de fonctionnaires, une responsabilité renforcée des ministres et directeurs en cas de dérapages budgétaires, et un objectif d’équilibre des comptes publics en dix ans, sans hausse d’impôts.

100 000 départs volontaires de fonctionnaires et une “impunité zéro” pour les ministres et directeurs d’administration centrale responsables de dérapages budgétaires. C’est en ces termes que le candidat à la présidentielle Renaissance, Gabriel Attal, a détaillé, hier 2 juillet dans Le Parisien, ses intentions pour la fonction publique afin d’atteindre son objectif : ramener les finances publiques à l’équilibre en dix ans.

Il a également prévenu que “les ministres et directeurs d’administration centrale qui n’auront pas tenu leur budget devront quitter leurs fonctions”, ajoutant que, si la trajectoire budgétaire qu’il aura définie n’était pas respectée pendant trois années consécutives, hors situation de crise, la responsabilité en incomberait au Premier ministre et à son gouvernement, appelés alors à démissionner.

Au sujet de la fonction publique, Gabriel Attal propose “le non-remplacement de certains départs à la retraite et un plan de départs volontaires” pour atteindre les 100 000 postes supprimés, tout en préservant certains ministères : Éducation, Armées, Justice et Intérieur.

Aussi, comme son concurrent Édouard Philippe, également dans la course à la présidentielle et qui a détaillé ses intentions en début de semaine dans Les Échos, Gabriel Attal se dit favorable à un référendum en début de quinquennat pour une “règle d’or” d’équilibre budgétaire, et précise vouloir l’instaurer en sept ans.

Pour réaliser entre 120 et 150 milliards d’euros d’économies, sans hausse d’impôts, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron affirme vouloir trouver les deux tiers dans les dépenses sociales, qui sont selon lui “hors de contrôle et pèsent trop sur ceux qui travaillent”. Il souligne la nécessité, pour le premier budget de 2028, d’une année blanche sur l’ensemble des prestations sociales, “en épargnant toutefois les petites retraites”. Il insiste par ailleurs sur l’importance de mener rapidement des réformes structurelles en matière de retraites, d’arrêts maladie, mais aussi d’assurance chômage.

Il a également prôné un “big bang” de l’organisation territoriale en promettant de dévoiler à la rentrée “une carte de France avec de nouvelles collectivités uniques” et de faire du maire “l’élu le plus puissant de France”.

Article Acteurs Publics du 3 juillet 2026

Article publié le 7 juillet 2026.


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