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Le rapport annuel de performance (RAP) relatif à la gestion 2024 du budget de la fonction publique vient de fournir des données sur les impacts budgétaires de la suppression en 2023 des chèques vacances pour les retraités de la fonction publique d’État. Le recentrage sur les seuls actifs a permis de dégager 8,5 millions d’euros d’économies. 84 984 agents en ont bénéficié l’année dernière alors qu’ils étaient plus de 115 000 bénéficiaires en 2023.
Combien a rapporté la suppression des chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique d’État décidée en 2023 par le gouvernement Borne ? Des données viennent d’être fournies par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) dans le rapport annuel de performance (RAP) relatif à la gestion 2024 du budget de la fonction publique.
Sans surprise, les dépenses liées à l’aide de l’État pour obtenir de tels chèques sont inférieures aux prévisions initiales. Et ce donc “en raison de la baisse significative des ouvertures de plans de chèques-vacances pour partie liée au recentrage du bénéfice de cette prestation aux seuls personnels actifs” à compter du 1er octobre 2023. Une mesure toujours vivement critiquée par les organisations syndicales de la fonction publique.
Au total, 84 984 agents ont bénéficié de ces chèques-vacances en 2024. Une proportion en baisse par rapport à 2023 où plus de 115 000 bénéficiaires avaient été recensés. La dépense totale au titre de cette prestation d’action sociale interministérielle a au final atteint 25,2 millions d’euros en 2024 contre 33,7 millions en 2023, soit une économie de 8,5 millions d’euros. L’exécutif tablait initialement sur une baisse des dépenses à hauteur de 10 millions d’euros.
Hausse des dépenses liées à l’aide au maintien à domicile
Le rapport annuel de performance sur le budget de la fonction publique fournit également des détails sur les autres dépenses d’action sociale interministérielle. 77 000 agents de l’État ont ainsi bénéficié en 2024 de chèques emploi service universel (CESU) pour la garde de leurs enfants de moins de 6 ans pour un montant total de 31,4 millions d’euros contre 27,7 millions en 2023.
11 930 agents ont également bénéficié de l’aide à l’installation des personnels de l’État (AIP) pour une dépense totale de 12 millions d’euros contre 16,1 millions d’euros en 2023. Le dispositif permettant aux agents de bénéficier de réservation de places en crèche a pour sa part représenté un coût de 38,2 millions d’euros en 2024 contre 33,8 millions d’euros. Cette hausse est notamment liée à la hausse du coût unitaire des berceaux en raison de l’inflation. Au total, le parc de berceaux en crèches était constitué de 5 050 places l’année dernière.
Les dépenses engagées au titre de l’aide au maintien à domicile (AMD) pour certains retraités de l’État sont aussi en hausse pour atteindre 11 millions d’euros en 2024 contre 4,7 millions en 2023. Cette croissance des dépenses est notamment liée aux évolutions démographiques et donc au vieillissement de la population. Un mouvement qui devrait donc impliquer de nouvelles hausses des dépenses au cours des prochaines années.
Article Acteurs Publics du 24 avril 2025
Article publié le 24 avril 2025.