vous êtes ici : accueil > Divers
Le gouvernement présente ce lundi son plan d’action pour améliorer le pilotage, le suivi et la transparence des finances publiques. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a d’ores et déjà annoncé, ce dimanche 2 mars, le lancement dans les prochaines semaines d’une "grande conversation" avec les citoyens sur les finances publiques, dans les colonnes de La Tribune Dimanche. L’objectif affiché : "Remettre les Français dans le cockpit du budget" en ouvrant "la boîte noire de Bercy". "Aujourd’hui, nos concitoyens voient les finances publiques comme une matière incompréhensible, a-t-elle notamment déclaré. Ils ont le sentiment que les budgets se préparent dans leur dos, que les décisions difficiles se prennent sans eux, mais que ce sont eux qui paient." L’idée est de proposer une nouvelle méthode d’élaboration du budget et d’anticiper les débats en invitant les parlementaires à en discuter tous les trois mois, à compter d’avril prochain. Sur le plan des économies envisagées pour rétablir l’équilibre financier, Amélie de Montchalin a mis la priorité sur le budget de la Sécurité sociale. - Saisi par les députés de La France Insoumise sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, le Conseil constitutionnel a validé le PLFSS dans une décision rendue vendredi 28 février. En revanche, comme annoncé dans un communiqué ce lundi 3 mars, "sur les 102 articles que compte le texte adopté, 14 ont été censurés par le Conseil constitutionnel au motif qu’ils ne relevaient pas du champ d’une loi de financement de la sécurité sociale". La loi de financement prévoit que le déficit de la sécurité sociale s’établirait à 22 milliards d’euros pour 2025, contre 18,2 milliards d’euros en 2024. Les Sages précisent toutefois que la dégradation des comptes sociaux aurait conduit à un déficit de l’ordre de 30 milliards d’euros en l’absence de texte.
Article Acteurs Publics du 3 mars 2025
Article publié le 3 mars 2025.