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Immobilier public : l’État veut sortir de la “tradition administrative”

La direction de l’immobilier de l’État a publié, mardi 22 juin, son rapport sur l’immobilier public “de demain”, où elle appelle les administrations à repenser leurs espaces de travail.
Renouveau en vue des espaces de travail des agents publics. Après plus d’un an de réflexion, la direction de l’immobilier de l’État (DIE) vient de publier son rapport sur l’immobilier public “de demain”, où elle avance une série de recommandations pour le rendre “plus moderne”, “plus agile” et “à même d’accueillir des pratiques plus collaboratives”. Des recommandations “applicables” à l’ensemble des services de l’État et de ses opérateurs et qui donneront prochainement lieu à des expérimentations.

Certes, la crise sanitaire, avec la banalisation du télétravail, a accéléré la modification du rapport des agents à leur lieu de travail. Mais une évolution des modes d’organisation du travail “était déjà à l’œuvre, remettant progressivement en cause le modèle d’une organisation essentiellement individuelle et hiérarchique du travail”, explique la direction dans son rapport. Elle cite en sens notamment l’essor du télétravail au cours des dernières années, les impératifs de prise en compte des enjeux de santé et de qualité de vie au travail ou encore la nécessaire conciliation des espaces de travail avec les nouveaux besoins (mode projet, mode agile).

Inadaptation

Reste que lors de la crise, les formes actuelles d’organisation du travail et d’aménagement des locaux “se sont révélées souvent non seulement inadaptées aux contraintes et exigences de la situation mais également insuffisamment évolutives pour permettre aux différentes administrations de restaurer rapidement leur pleine capacité d’action”, affirme la DIE.

À ce propos, elle pointe particulièrement du doigt des espaces de travail publics “standardisés” et “inscrits dans une longue tradition administrative”. Et ce compte tenu d’un management du “contrôle” et du “présentiel” ainsi que de bureaux “très cloisonnés”, “peu modulables et normés”.

Ces configurations de travail étant aujourd’hui remises en cause, la DIE appelle donc à une “nouvelle approche” de l’immobilier public pour les projets d’aménagement actuels ou futurs. Une approche “par l’usage” et “l’activité” de l’agent, “à placer au centre des réflexions”, explique la direction. “L’immeuble de bureaux ne peut plus se résumer à un nombre et à une juxtaposition de postes de travail et de salles de réunion, ni le poste de travail à un bureau, un ordinateur, une chaise, un caisson, un porte-manteau”, poursuit la direction.

Modularité et optimisation

Outre le développement d’espaces partagés de travail ou de tiers-lieux, la DIE recommande d’aller vers un “immobilier résilient” par la recherche de la “modularité” et de la “réversibilité” des espaces de travail “afin d’adapter l’immobilier aux évolutions d’usages et d’organisation”. Elle pousse ainsi les services de l’État à privilégier les bâtiments dont les architectures “offrent des possibilités de modularité” ou encore à “adopter des aménagements modulaires facilitant le passage d’une posture de travail à une autre (travail individuel, travail collaboratif…)”.

Cette recherche de nouveaux modes d’organisation du travail doit s’accompagner d’une “optimisation de l’affectation des surfaces mobilisées”, selon la DIE. Elle recommande ainsi d’identifier les surfaces peu ou pas utilisées pour les inclure dans les plans de réaménagement globaux, “notamment dans la perspective d’y créer des espaces collaboratifs et de convivialité”. Moins de locaux affectés aux bureaux individuels, donc, en contrepartie d’espaces collectifs plus importants.

Article Acteurs Publics du 22 juin 2021

Article publié le 23 juin 2021.


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