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Journée de grève à « Nice-Matin » : « On bosse de plus en plus, on trinque »

Le quotidien et les autres journaux du groupe ne sont pas parus, vendredi 21 mars, à la suite d’un mouvement de grève de la rédaction, réclamant des embauches pour pallier les manques d’effectifs.

Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin ne sont pas parus, vendredi 21 mars, en raison d’un mouvement de grève. C’est la deuxième fois depuis le début du mois. En cause, les relations de plus en plus tendues entre les salariés, leur direction et leur actionnaire Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Groupe Le Monde) qui détient à 100 % Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin depuis 2020 par l’intermédiaire de sa holding NJJ et qui est actionnaire à titre individuel du groupe Le Monde.

« Ça devait être une année d’anniversaire, une année où on célébrait des choses positives. C’est tout le contraire », se désole Rodolphe Peté, délégué du Syndicat national des journalistes. Nice-Matin, qui fête ses 80 ans, a perdu une trentaine de journalistes en deux ans. Les équipes se réduisent à vue d’œil et « la charge ne fait qu’augmenter », déplorent les syndicats.

Avec le manque d’effectifs, les permanences nocturnes pour les faits divers se sont multipliées et les plannings en journée débordent. « A chaque pot de départ, on nous dit : on pense à ceux qui restent. Mais on bosse de plus en plus, on trinque, notre santé et nos vies de famille aussi ».

Depuis un an, les journalistes de Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin font les comptes. Pour eux, le solde est négatif : il manque au moins 20 journalistes dans les rédactions. Mais ils craignent également que les CDD actuels ne voient pas leur contrat renouvelé. Alors, ils sont en colère, car cette baisse de la matière grise se fait, selon les syndicats, au détriment de l’éditorial.

"Nous ne sommes plus en mesure d’offrir ce qu’attendent normalement nos lecteurs, explique Rodolphe Peté, délégué syndical SNJ. Et en plus, nous ne pouvons pas développer le web, alors qu’on le sait, Internet est l’avenir du journal."

Rassemblement et interpellation de la direction

Jeudi 20 mars midi, ils se sont donc réunis devant le siège du journal dans le quartier de l’Arénas à Nice. Environ 80 journalistes sur les 160 que comptent encore les diverses rédactions ont ensuite investi les locaux pour rencontrer la direction. Cette dernière leur a parlé pendant trois quarts d’heure, mais les deux parties se sont séparées sans véritable avancée. "Nous avons tout gelé pendant deux mois, explique Simon Perrot, directeur général. Nous allons, du coup, discuter avec les salariés et trouver des solutions. Le dialogue doit continuer".

Toutefois, les journalistes, parmi de nombreuses revendications, demandent que la direction leur donne un chiffre plancher, celui du nombre de journalistes nécessaires pour faire tourner le journal. Pour l’instant, la direction s’y refuse. Les grévistes ont également demandé à parler à l’actionnaire, l’homme d’affaires français Xavier Niel.

Informations articles Le Monde et France bleu du 20 mars 2025

Article publié le 25 mars 2025.


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