vous êtes ici : accueil > Divers

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

La Cour des comptes réclame 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires par an dès 2022

Pour ramener le déficit public sous la barre des 3 % en 2027, la dépense publique ne devra pas croître de plus de 0,6 % par an à partir de 2022, explique la Rue Cambon. C’est moitié moins que le rythme de croissance des dépenses observés entre 2010 et 2019. Du pain sur la planche en perspective pour le prochain quinquennat.

Le prochain président de la République devra réduire les dépenses publiques comme aucun autre auparavant. S’il compte ramener le déficit public sous les 3 % en 2027 – c’est ce qu’ambitionne l’équipe Macron –, 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires seront ainsi nécessaires chaque année à partir de 2022. C’est le chiffrage fourni par la Cour des comptes dans son dernier rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques. Un rapport publié mardi 22 juin, une semaine tout juste après celui sur la “stratégie de finances publiques pour l’après-crise”, dans lequel l’institution avançait déjà plusieurs pistes pour renforcer l’efficacité des administrations et réduire ainsi la dépense publique.

La trajectoire du programme de stabilité du gouvernement étant basée sur l’absence de nouvelles mesures fiscales, l’ajustement structurel doit donc reposer sur une “stricte maîtrise de la dépense”, souligne en ce sens la Rue Cambon dans son nouveau rapport.

Programme de stabilité imprécis

Dans cette hypothèse, souligne la Cour, la dépense annuelle ne devrait pas augmenter de plus de 0,6 % par an entre 2022 et 2027. Mais si ce niveau est “proche de celui de 2018-2019”, il serait “sensiblement plus élevé que celui prévalant avant 2019”, indiquent les magistrats. Et surtout, poursuivent-ils, ce serait “moitié moins” que le rythme de croissance moyen des dépenses observé “sur les dix années avant la crise sanitaire (2010-2019)”. À savoir + 1,2 % sur la période 2010-2019.

Peu de chances donc, aux yeux de la Cour, que les 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires soient atteints. L’institution profite donc de son rapport pour appeler le gouvernement à détailler ses mesures pour rétablir les finances publiques. Ce sur quoi l’exécutif ne s’épanche pas dans son programme de stabilité transmis à Bruxelles.

Ce programme “donne de premières indications sur les orientations pour réaliser ces économies mais sans préciser à ce stade les principales mesures”, relève la Rue Cambon. Le document, en effet, mentionne seulement le fait que toutes les administrations devront “participer” à la réduction des dépenses, mais aussi que la concertation sur la réforme des retraites reprendra “une fois que les conditions économiques et sanitaires le permettront” ou encore que la démarche de contractualisation financière entre l’État et les collectivités devrait être poursuivie.

Article Acteurs Publics du 23 juin 2021

Article publié le 24 juin 2021.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.