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Les centres d’appels ont raccroché

Les salariés, notamment d’Orange, sont mobilisés pour exiger des augmentations et dénoncer des réorganisations.

La fronde s’est emparée des centres d’appels, qui sont en grève depuis mercredi, à l’initiative de la CGT, de SUD et de FO. Ils dénoncent le refus des organisations patronales d’augmenter les salaires des employés« de première et de deuxième ligne ». La colère touche aussi les call-centers internes à Orange, dans lesquels, depuis plusieurs mois, le projet de fusion de deux types d’activités (commerciale et technique) est contesté. Une grève a été déclenchée mardi, à l’appel de SUD, afin de demander l’arrêt de ce regroupement, perçu comme servant« uniquement à colmater une fonte drastique des effectifs »,déplore Pascal Vitte, rapporteur SUD au CHSCT relation client d’Île-de-France.

En effet, ce projet est lancé par la direction, dans un contexte de destructions d’emplois en faveur de toujours plus de sous-traitance.« Il va y avoir 1 500 départs en retraite d’ici trois ans. Ce projet a pour but d’y faire face »,observe Vincent Musanger, le délégué syndical central adjoint de la CGT Orange. Outre la suppression de ce plan, prévu pour aboutir en 2023, les salariés réclament le remplacement des départs en retraite, ainsi que la réinternalisation des activités sous-traitées.

« Le gouvernement ne fait rien pour retenir le travail en France »

Si la direction ne communique pas de chiffres précis, ce sont environ« 70 % des appels qui sont désormais délocalisés, dont quasiment 100 % des appels sortants »,estime Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange.« Il y a une politique de réduction des coûts. Ils baissent les effectifs en France, mais ceux-ci sont désormais tellement faibles au sein de la maison mère qu’il faut fusionner des services »,résume le représentant syndical, pour qui la politique du groupe contribue à la suppression des emplois dans des villes moyennes. Il dénonce le manque d’action du gouvernement, qui« n’a rien fait lors des appels d’offres pour retenir le travail en France. Il y a, en plus, un plan de relance de 100 milliards d’euros sur la table, et le basique du basique qui consiste à relocaliser les emplois n’est pas fait. On est stupéfaits ».

Les salariés craignent aussi de devoir faire face à une surcharge de travail. La direction ferait miroiter une promotion à une partie d’entre eux afin de faire accepter le projet, mais cela reste très flou, d’après Pascal Vitte, qui estime que celle-ci« n’apporte pas de réponses claires aux questions qui lui sont posées ».Malgré la demande de gel de cette fusion en raison de la crise sanitaire, elle reste pour l’instant d’actualité et les comités de direction locaux doivent être consultés dans les prochains jours.

Article L’Humanité du 25 mars 2021

Communiqué CGT FAPT : SFR/ORANGE :MÊME STRATÉGIE =LA CASSE DE L’EMPLOI

Article publié le 31 mars 2021.


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