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Retraites : 64 ans, ça ne passe pas.

Nous avons déjà payé la crise – baisse des salaires, perte d’emploi, dégradation des conditions de travail ; hors de question de la payer une seconde fois, au moment de notre retraite.

Une nouvelle fois le Président de la République a rappelé sa volonté de repousser l’âge de départ en retraite, tout en reconnaissant qu’il n’était pas possible de faire cette réforme en pleine crise sanitaire et économique.

La mobilisation de l’hiver 2019-2020 nous a permis de gagner la suspension des deux réformes phares du gouvernement, celle des retraites et de l’assurance chômage. Notre détermination est intacte.

La vigilance s’impose : dès que la crise s’atténuera et avec l’échéance de l’élection présidentielle, Macron et le MEDEF entendent bien remettre le couvert.

Ça ne passera pas !

Pourtant, si notre pays ne s’est pas effondré pendant les crises inédites que nous traversons, c’est grâce à la Sécurité sociale et à notre système de retraites par répartition. L’urgence est donc de les conforter !
« Il faudra travailler plus longtemps ». Vraiment ?

Passé 60 ans (voire 55 ans !), les seniors sont poussés vers la sortie par les employeurs. Reporter l’âge de départ en retraite c’est donc faire exploser le chômage des seniors et faire chuter le montant des pensions.

Seules 38 % des personnes de plus de 60 ans sont en emploi
Pour les jeunes, la durée de cotisation exigée est déjà beaucoup trop élevée : 43 annuités pour celles et ceux qui sont nés après 1973 alors que le premier emploi stable est à 26 ans
L’espérance de vie en bonne santé est de 64 ans

Vive les retraites par répartition !

Nous sommes actuellement en récession : le PIB baissé de 8,3 % en 2020, pourtant, grâce à notre système de retraites par répartition, le montant des pensions a été maintenu.

Avec le régime voulu par le gouvernement, les retraites se seraient effondrées pour s’adapter automatiquement à la baisse du PIB. Au Pays-Bas, au Chili, au Pérou, aux Etats-Unis… dans les pays où les retraites, sous forme d’épargne individuelle, sont gérées par des fonds de pension, de nombreux retraités ont vu le montant de leur rente s’écrouler.

Dans sa réforme, le gouvernement voulait interdire aux cadres sup de cotiser en répartition sur la totalité de leur salaire pour les pousser vers l’épargne individuelle… au péril de leur retraite et pour le seul profit des lobbies bancaires et assurantiels qui spéculent avec l’épargne des salarié·e·s.

Notre système solidaire aurait ainsi perdu de précieuses ressources alors que c’est le seul qui soit pérenne et offre des garanties de niveau de pension à la retraite.

La suite sur le 4 pages CGT UGICT

Article publié le 30 juillet 2021.


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