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80 ans de nationalisations pour regarder vers l’avenir !

À l’initiative de la FNME-CGT, plusieurs personnalités appellent à faire baisser la facture de gaz et d’électricité et à construire une maîtrise publique de l’énergie.

L’année 2026 marque un anniversaire historique : celui des 80 ans de la nationalisation de l’électricité et du gaz, ce moment fondateur où l’énergie est devenue un bien public au service de toutes et tous, également accompagné par celui des 80 ans des Charbonnages de France et du Commissariat à l’énergie atomique. C’est la démonstration que, lorsque les enjeux pour la nation prédominaient, nous avons su prendre des décisions déterminantes. Ce n’était pas une addition de lois, mais bien un projet de société cohérent ayant une vision d’avenir.

Aujourd’hui, alors que les défis énergétiques, sociaux et environnementaux sont de plus en plus pressants, que les questions de souveraineté et d’indépendance énergétique sont incontournables, c’est aussi à partir de la réalité concrète du budget gouvernemental et de la facture énergétique que nous devons repenser l’avenir.

Pour les particuliers, la Fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT (FNME-CGT) l’a affirmé dans sa pétition déposée au Sénat (1) : baisser la TVA à 5,5 % sur l’ensemble de la facture d’électricité et de gaz est une nécessité pour rendre les énergies plus abordables et justes. Cette mesure, associée à une facture transparente, n’est que la première brique de la construction du service public de l’énergie, géré dans l’intérêt des usagers et des travailleurs du secteur.

Pour les professionnels, les collectivités, les industriels et les gros consommateurs, la FNME-CGT porte la nécessité d’un juste prix de l’énergie, qui reflète la réalité des coûts et des besoins d’investissement. Tous doivent devenir des acteurs du service public et de l’avenir énergétique du pays.

Au-delà de la question fiscale, du prix en général, nous portons l’ambition d’une maîtrise publique renouvelée, fondée sur un projet de loi qui réaffirme la propriété collective de l’ensemble du secteur de l’énergie et son contrôle démocratique. C’est ainsi que nous garantirons un accès équitable à une énergie propre, durable, réellement au service du bien commun et des usagers.

Nous appelons à un travail transpartisan basé sur ces éléments, intégrant également la parole des travailleurs pour porter notre programme progressiste de l’énergie, et de solutions de solidarité technique européennes. Des nationalisations nouvelles, conformes aux directives européennes, des tarifs régulés de vente du gaz et de l’électricité préservés du marché européen de l’énergie, une gouvernance repensée et démocratique sont les clés d’une avancée majeure pour faire face aux besoins de demain.

Le 8 avril 2026, date anniversaire des Industrie électriques et gazières, devra être marqué par un engagement politique fort, dans un cadre collectif, rassembleur, dans l’intérêt de l’ensemble des usagers.

En ce début d’année, rappelons-le : c’est de la facture de chacun et du service public pour tous que naît la conscience collective. Et c’est en revenant à ces fondamentaux que nous pourrons construire un service public de l’énergie à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui et de demain.

(1) https://petitions.senat.fr/initiatives/i-2003

Article L’Humanité du 7 janvier 2026

Article publié le 8 janvier 2026.


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