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Les syndicats appellent ce 2 octobre à une nouvelle journée de grève générale. Le message est le même que le 18 septembre : la mobilisation prône l’abandon du budget d’austérité du gouvernement. Dans le cortège niçois : des professionnels de santé, des enseignants, des salariés de la grande distribution, des fonctionnaires, des retraités mais aussi des étudiants. Qu’est-ce qui fait battre le pavé à la Gen Z ?
Rebelote. Faute d’avoir obtenu un echange satisfaisant face au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’intersyndicale relance l’appel à la grève. Ce 2 octobre, le mouvement national a pour ambition de mettre la pression sur la politique d’austérité portée par le gouvernement.
Un millier de manifestants se sont mobilisés ce matin selon la préfecture.
Le 18 septembre, lors du même mouvement à Nice, 10.000 manifestants s’étaient rassemblés selon les organisateurs, 2.300 selon la préfecture des Alpes-Maritimes.
Ce jeudi dans le cortège, la créativité s’exprime sur les pancartes et dans les slogans scandés. « Emmanuel Macron au placard, Sarko Lepen au mitard ! », martèlent des militants.
« Il y a tellement de choses qui ne vont pas »
Plus loin dans le cortège qui se dirige vers la place Masséna, Awen, 21 ans, brandit son message : « Macron dégage. » Pour cette étudiante niçoise c’est l’immobilisme du gouvernement qui l’alarme. « Il y a tellement de choses qui ne vont pas. Sur l’environnement par exemple, on dirait qu’il ne se passe rien ! » Avec la récente annonce de l’ouverture de magasins Shein, monstre chinois de la fast-fashion, en France, la jeune femme reste tout aussi inquiète : « Au début je n’étais pas sûre que l’info était vraie tellement c’est fou d’autoriser ça ! » A ses côtés, Lisa, 20 ans opine du chef. Elle aussi a l’habitude de se mobiliser : « Quand on regarde les nouvelles dans le monde il y a de quoi déprimer. Ça donne l’impression d’être seule dans son coin ! Alors manifester ça permet de se rendre compte que d’autres gens sont révoltés par les mêmes choses. Ça permet d’échanger, c’est important. »
Et elle n’est de loin pas la seule représentante de sa génération au milieu de la foule. Parmi les professionnels de santé, les enseignants et autres salariés, les plus jeunes se font entendre.
Pouvoir d’achat, hausse des salaires, retraites, moyens pour les services publics : oui, ils en veulent plus eux aussi. Et bien souvent leurs revendications touchent un spectre large : l’égalité, la paix et la protection de l’environnement se rejoignent. Une convergence des luttes pour transformer la colère.
« Il y a un ras-le-bol général »
« Il y a un ras-le-bol général de la population, chez les étudiants aussi », explique Philémon, 22 ans : « On ne nous prend pas en compte, que ce soit sur l’état général de l’université en France que sur le niveau de vie. » Une revendication on ne peut plus forte dans la capitale azuréenne pour Quentin Voirin, 20 ans, secrétaire fédéral de la jeunesse communiste 06 : « À Nice il est difficile de se loger pour les étudiants et jeunes travailleurs. Ce qu’on attend aussi c’est la baisse des loyers. »
Des mesures concrètes : voilà ce que demandent les moins âgés. « Santé, jours fériés… c’est toujours à nous travailleurs de faire des concessions », lâche Lorenzo, 24 ans, membre du collectif jeunes cheminots CGT. « On doit être là pour ceux qui ne peuvent pas l’être aussi », lance une étudiante en sortant son smartphone pour filmer : « Oubliez pas de dire qu’il faut taxer les riches, ça peut être utile ! » Elle désigne la pancarte tenue par une manifestante : « Tant qu’il y a des milliardaires, ne nous dites pas qu’il y a un problème de budget, il y a un problème de répartition. »
Article Nice Matin du 2 octobre 2025
Localement à la DGFIP, des collègues avec des militants CGT ont distribué des tracts au public de 8h30 à 9h30 au CFP de Cagnes/Mer ce matin.
Les usagers ont été réceptifs.
Article publié le 2 octobre 2025.