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Tribune « Non à la loi Duplomb, et non à une Duplomb 2 ! » : plus de 80 organisations appellent à des mobilisations dans toute la France les 7&8 février

Un grand rassemblement est prévu devant l’Assemblée nationale le 11 février (à partir de 12h, avant le débat)., jour du débat de la pétition contre la loi Duplomb, au regard des attaques diverses contre l’environnement, en particulier du fait des projets de réintroduction de pesticides.

Face à ces menaces, en prévision des débats des 11 et 12 février sur l’agriculture à l’Assemblée, la CGT appelle, avec 80 autres organisations, à des mobilisations d’ampleur dans tout le pays les samedi 7 et dimanche 8 février « pour protéger notre santé, l’environnement et les paysans ».

Tribune ci-contre

Duplomb 2 « Il y a un moment où il faut arrêter de bourriner » : les critiques s’élèvent à gauche et au centre contre le retour de la loi Duplomb

Des députés et sénateurs de gauche et du Modem dénoncent ce mardi 3 février la nouvelle proposition de loi déposée la veille par le sénateur Laurent Duplomb, proposant la réintroduction de deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes.

« Le sénateur Duplomb revient par la fenêtre », et les travées de l’Assemblée s’en trouvent considérablement agacées, à l’instar de l’insoumise iséroise Elisa Martin : « Plus de 2 millions de Français ont signé une pétition contre sa proposition de loi cet été. Mais les profits de l’agro-industrie valent plus que nos vies… » Alors que plus de 80 organisations appellent à des mobilisations dans toute la France ce week-end dans une tribune publiée par le média Vert, les groupes de gauche et du MoDem à l’Assemblée nationale ont critiqué ce mardi 3 février l’obstination du sénateur Laurent Duplomb qui a déposé un nouveau texte pour autoriser deux pesticides interdits.

Après la censure par le Conseil constitutionnel de plusieurs dispositions de son précédent texte, et alors qu’une pétition demandant son abrogation a recueilli l’été dernier plus de 2,1 millions de signatures, le sénateur Les Républicains a remis sur la table lundi 2 février un texte qu’il présente comme une réponse aux remarques du Conseil constitutionnel. La proposition de loi prévoit ainsi une réintroduction très encadrée, selon lui, de deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes, interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe : l’acétamipride et le flupyradifurone.

« Il y a un moment où il faut arrêter de bourriner. Il faut arrêter d’essayer de passer quand on voit bien que ça ne peut pas passer, et alors qu’on va avoir un texte d’urgence agricole » annoncé par le gouvernement, a commenté le député MoDem Erwan Balanant, interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse de son groupe.

« Provocation totale »

Plus tôt, la députée LFI Aurélie Trouvé avait dénoncé « une nouvelle charge trumpiste » du sénateur de droite, qui « a décidé de remettre sur la table une proposition de loi pour réautoriser un pesticide dangereux, cancérigène, qui s’attaque aux cerveaux des enfants, qui pose des troubles neurologiques, de fertilité et j’en passe ». Elle a dénoncé une « provocation totale » de l’élu de Haute-Loire, qui a déposé son nouveau texte à « une semaine du débat dans l’hémicycle sur la pétition » contre son premier texte, prévu le 11 février.

Le député du groupe écologiste Benjamin Lucas-Lundy a enfoncé le clou. Soit Laurent Duplomb « est convaincu que le cancer, c’est bien, […] soit il est totalement à la solde des lobbies agro-industriels. Dans les deux cas, ça pose une vraie question sur sa capacité à être un parlementaire digne de ce nom. »

La socialiste Mélanie Thomin a également critiqué ce nouveau texte qui demeure à ses yeux, « une tromperie à l’égard du monde agricole », car il ne porte « rien en faveur d’un meilleur revenu des agriculteurs, rien en faveur d’un rééquilibrage des relations commerciales, rien pour réguler le foncier agricole et rien pour réformer notre système d’aides ». De son côté, le sénateur républicain porteur du texte le juge nécessaire pour venir en aide notamment aux producteurs de betteraves confrontés à des épidémies, et défendre « notre souveraineté alimentaire ».

Article Libération du 3 février 2026

Article publié le 6 février 2026.


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